De Palestijnen · 11.01.26 · 20PM @ Cercle du Laveu · Liège

Participation libre

De Palestijnen

Johan van der Keuken, 1975, 45′

In Arabic and Dutch with English subtitles

“En donnant une explication des contradictions sociales en Europe et dans le monde arabe, ce film essaye de dégager clairement l’identité des Palestiniens : des spoliés qui agissent comme un détonateur dans les explosions entre ceux qui ont quelque chose et ceux qui n’ont rien, dans le monde arabe comme en Israël. C’est en effet dans la perspective d’une révolution sociale qu’il faut considérer la lutte des Palestiniens, qui veulent rentrer dans leur pays pour y fonder une Palestine démocratique où les peuples juif et arabe pourront travailler et vivre ensemble. Le film a été tourné au Liban, en 1975, juste avant le déclenchement de la guerre civile.” (Johan van der Keuken, 1975)

Johan van der Keuken naît à Amsterdam en 1938. Il a douze ans quand son grand-père l’initie à la photographie, dix-sept quand il publie son premier album et dix-huit lorsqu’il intègre l’IDHEC (l’Institut Des Hautes Etudes Cinématographiques), à Paris. Nous sommes en 1956 ; il passera deux années dans la capitale française, deux années de vagabondage visuel où l’école n’est qu’un alibi pour flâner dans la ville, “se poser des questions, chercher des réponses”, bref, “découvrir la vie”. C’est à cette même époque qu’il travaille à la réalisation de son livre Paris mortel qui verra effectivement le jour en 1963. Pour Johan van der Keuken, c’est une période de lente transition vers le cinéma, où il questionne la notion même de vision, explore le cadre et la couleur, expérimente des choses qui doucement, viendront nourrir ses films. […] Un moment de silence, officiellement son premier film, réalisé en 1960, ouvre sa filmographie et annonce tout son cinéma à venir : des récits fragmentaires dont l’agencement bouscule les règles du montage traditionnel. Une caméra faite œil, un corps caméra, un cinéma physiologique qui enregistre ce qui l’entoure et le restitue dans le flot des images par le prisme de la pensée. À sa mort, il laisse une œuvre engagée et universelle, riche d’une cinquantaine de films tous tournés en pellicule, dont on peut citer L’Enfant aveugle (1964), Les Vacances du cinéaste (1974), Vers le Sud (1981), L’Œil au-dessus du puits (1988), Amsterdam Global Village (1996), ou encore, Vacances prolongées (2000).

Ce film fait partie du programme Il était une fois en Palestine